Poussés par la mode, l’art, la musique, la culture et l’abandon insouciant des valeurs de nos parents, nous représentons la jeunesse! pendant qu’arcade fire et le jean fuseau sont la mode du jour, les jeunes du 18e siècle, eux, avaient une préférence marquée pour les perruques poudrées et jean-baptiste lully; malgré tout, la jeunesse de ces deux siècles a bien des choses en commun.
party like it’s 1699 est un spectacle baroque postmoderne qui allie la culture de la jeunesse des deux siècles : un spectacle de cabaret qui combine des éléments musicaux, la danse contemporaine, les arts visuels, la poésie et la mode, en plus des talents les plus brillants de la scène montréalaise. cette production pose un regard sur l’histoire à travers les yeux à la fois critiques et démonstratifs d’aleks schürmer et de son ensemble, les tabarnaks d’époque.
pénétrez dans le théâtre/conte en carton de jonathan sévigny, où la musique du 18e siècle, entonnée par la soprano ariane girard, s'anime au milieu des robes haute couture et d'une chorégraphie réalisée par andrew tay, dana michel, mélissa raymond et sasha kleinplatz. le top model irina lazareanu est votre hôtesse pour cette soirée et vous présentera ses propres prestations musicales ainsi que ses créations orales. le spectacle met aussi en vedette des œuvres musicales de clérambault, couperin, lully, de visée et schürmer/lazareanu, de même que des prestations d’artiste folk indie david simard, dj dirty dan et d'autres invités surprises.
{au 18e siècle, les prestations musicales classiques étaient prenantes, divertissantes et résolument modernes d'un point de vue esthétique. les comptes-rendus historiques de soirées baroques ressemblent aux descriptions de spectacles techno ou indie qui peuplent les blogues d’aujourd’hui. alors, que s'est-il passé? la musique classique a stagné; ses prestations sont devenues homogènes, inoffensives et complètement étrangères à la jeunesse d'aujourd'hui. malgré le souci accordé à la culture au cours du 18e siècle, les notables ont tout de même perdu la tête. ce n’est tout de même pas une raison de ne pas y replonger tête première…}